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Lentement, je traverse le temps sans vraiment Comprendre qu'ell' viendra pour me prendre En tenant sa promesse, son plus ancien serment, M'étendre et me réduire en cendres. Elle prétendra sûr'ment qu'il est temps d'foutr' le camp Se rendre, qu'elle est là pour me pendre A son cou, si charmant qui a vu tant d'amants Si tendre, si facile à surprendre. Ref : Mon âme erre, tumultueusement, Parmi les plus anciens méandres D'amertume, quand pointera l'instant Posthume, pourrait-elle se méprendre ? La tête à la renverse, j'lui dirai calmement D'attendre, qu'ell' n'a qu'à redescendre D'où ell' vient la bougresse, mais qu'ell' laisse en partant La Mandragore, puiss'-t-ell' nous en apprendre. Si je sens sa caresse qui endort froidement S'éprendre de ce corps, sans reprendre Le dessus, un accord à deux sous, hésitant, Répandra-t-il les dessous d'un esclandre ? Ref. |